Les violences s'accentuent dans le sud du pays, où militaires et talibans s'opposent depuis plusieurs jours. Un attentat-suicide a tué deux civils et le kamikaze dimanche à Kaboul tandis qu'une douzaine de soldats sont morts dans des combats. Depuis mercredi, le bilan record de plus de 200 morts, dont deux militaires français, ne cesse d'augmenter.
Une voiture piégée a explosé sur une route principale de Kaboul, à une centaine de mètres d'une base de la coalition militaire qui sert à la formation des forces de sécurité afghanes. Il s'agissait d'un attentat-suicide, dans lequel deux civils et le kamikaze ont péri.
Par ailleurs, un commandant de l'armée afghane a indiqué dimanche sous couvert de l'anonymat que neuf soldats afghans avaient été tués après avoir résisté toute la journée de samedi à des talibans dans la province de Helmand (sud). Ces soldats faisaient partie de la cinquantaine de militaires piégés en territoire ennemi à l'issue d'un assaut mené par des talibans samedi matin contre un convoi de vingt véhicules. Des affrontements qui ont opposé une centaine de militaires à presque autant de rebelles, et qui avaient déjà fait quatre morts dans les rangs de l'armée.
Une vingtaine de talibans ont été tués ou blessés, selon le porte-parole de la Défense. Dans des combats séparés survenus samedi près de Spin Boldak, non loin de la frontière avec le Pakistan, un soldat étranger et deux autres de nationalité afghane ont trouvé la mort, selon une porte-parole de la coalition.
Cinq militaires étrangers depuis mercredi
Paris a annoncé samedi la mort de deux soldats des Forces spéciales françaises lors de combats dans le Sud, sans préciser les détails des affrontements. Un autre soldat français a été blessé. La mort de ces soldats porte à sept le nombre de militaires français tués en opération en Afghanistan depuis décembre 2001 et à cinq le nombre d'étrangers tués en Afghanistan depuis mercredi.
Depuis ce jour, plus de deux cents personnes sont mortes, un bilan inédit depuis 2001 : 160 talibans et plus de trente soldats afghans, policiers et civils. Cette escalade des violences intervient au moment où la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) s'apprête à étendre sa zone d'activité vers le Sud. La force sous commandement de l'Otan se cantonnait jusqu'à présent au Nord et à l'Ouest, largement moins violents.
Tandis qu'un commandant taliban a voulu voir dans le redoublement des violences la preuve de la force de l'insurrection, la porte-parole de la coalition l'a expliqué par une «présence accrue dans le Sud» des forces anti taliban.
Les violences s'accentuent dans le sud du pays, où militaires et talibans s'opposent depuis plusieurs jours. Un attentat-suicide a tué deux civils et le kamikaze dimanche à Kaboul tandis qu'une douzaine de soldats sont morts dans des combats. Depuis mercredi, le bilan record de plus de 200 morts, dont deux militaires français, ne cesse d'augmenter.
Une voiture piégée a explosé sur une route principale de Kaboul, à une centaine de mètres d'une base de la coalition militaire qui sert à la formation des forces de sécurité afghanes. Il s'agissait d'un attentat-suicide, dans lequel deux civils et le kamikaze ont péri.
Par ailleurs, un commandant de l'armée afghane a indiqué dimanche sous couvert de l'anonymat que neuf soldats afghans avaient été tués après avoir résisté toute la journée de samedi à des talibans dans la province de Helmand (sud). Ces soldats faisaient partie de la cinquantaine de militaires piégés en territoire ennemi à l'issue d'un assaut mené par des talibans samedi matin contre un convoi de vingt véhicules. Des affrontements qui ont opposé une centaine de militaires à presque autant de rebelles, et qui avaient déjà fait quatre morts dans les rangs de l'armée.
Une vingtaine de talibans ont été tués ou blessés, selon le porte-parole de la Défense. Dans des combats séparés survenus samedi près de Spin Boldak, non loin de la frontière avec le Pakistan, un soldat étranger et deux autres de nationalité afghane ont trouvé la mort, selon une porte-parole de la coalition.